Les femmes qui travaillent trop ont plus souvent des maladies chroniques graves

Les résultats d’une étude conduite par l’Université Ohio State aux Etats-Unis montrent que les femmes qui travaillent en moyenne 60 heures par semaine pendant 3 décennies ont trois fois plus de risques de développer des maladies chroniques graves comme diabète, maladies cardiovasculaires, cancer et arthrite. Mais ce risque commence à augmenter plutôt et à partir des horaires de 40 heures par semaine.

Des horaires de travail trop longs peuvent nuire gravement à la santé des femmes.

Des études précédentes ont démontré que les personnes qui travaillent de longues heures sont plus exposées au

stress, ont davantage de

troubles du sommeil ou digestifs, souffrent plus souvent de

fatigue, et sont plus susceptibles d’avoir des accidents de travail, par rapport aux personnes qui ont des durées de travail moins élevées. Selon le Pr Allard Dembe, auteur principal de cette étude parue en juin dans la revue Journal of Occupational and Environmental Medicine, “les personnes jeunes ne pensent que très peu aux conséquences que leurs heures de travail auront plus tard. Les femmes entre la vingtaine et la quarantaine s’arrangent pour continuer à travailler et régler d’éventuels problèmes plus tard“. “De plus, outre leurs horaires de travail, les femmes ont de nombreuses responsabilités au foyer  et ces responsabilités s’ajoutent aux pressions et au stress, à la fatigue due à des horaires de travail trop longs” précise l’auteur. Résultat : les femmes augmentent progressivement leurs chances de souffrir de diverses  maladies chroniques graves avec le temps, alors que les hommes semblent s’en sortir beaucoup mieux.Une cohorte de 7 500 personnes suivies pendant 32 ansLes auteurs de cette étude ont analysé les données  d’une cohorte de 7 500 personnes issues de la National Longitudinal Survey of Youth , des américains nés entre 1957 et 1964 et suivis pendant une période de 32 ans. Au cours de cette période de suivi, les participants ont rapporté le nombre d’heures travaillées chaque semaine puis, les chercheurs ont analysé le nombre d’heures de travail hebdomadaire et leur lien avec l’incidence de 8 maladies chroniques dont le

diabète, des

maladies cardiovasculaires , des

cancers ou encore de l’

arthrite.Les femmes plus à risque que les hommesLes chercheurs ont donc trouvé que les femmes ayant des horaires hebdomadaires de 60 heures présentaient 3 fois plus de diabète, cancers, maladies cardiovasculaires et arthrite. Ce risque est encore plus prononcé pour les femmes ayant des responsabilités importantes ou plusieurs tâches à accomplir dans le cadre de leur travail. Chez les hommes travaillant entre 50 et 60 heures, l’incidence d’arthrite était augmenté mais pas celle des autres maladies chroniques.Pour les auteurs, cette différence pourrait donc s’expliquer non pas par une “fragilité” des femmes mais plutôt par le fait que, en plus de leur travail, elles sont les principales dépositaires des activités ménagères, qui s’ajoutent de ce fait aux horaires lourds de leur vie professionnelle.Enfin, les auteurs soulignent que l’incidence des maladies chroniques commence à augmenter bien plutôt et même pour des horaires de travail hebdomadaires de 40 heures. Le Pr Dembe conclut : “vous pouvez toujours continuer à travailler dur, mais le fait est que le choix de rester en bonne santé vous appartient à la fin“.Click Here: Golf special

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